Ressens-tu de la pression pour répondre à certaines attentes que la société a envers les filles en général?
« Je trouve qu’en général, on s’attend à ce que les filles paraissent toujours bien. Par exemple, si on doit sortir de la maison, il faut bien paraître, en plus de projeter une image parfaite sur les médias sociaux. C’est différent pour les gars. Eux, ils peuvent porter ce qu’ils veulent et c’est correct! »

Comment cette pression et les commentaires négatifs te font-ils sentir?
« En 6e année, on critiquait beaucoup mon corps. On trouvait que mon corps ne ressemblait pas à celui des autres filles de mon âge. Je me rappelle que souvent, je ne me sentais pas bien dans ma peau en revenant à la maison, et j’avais l’impression que je devais me rabaisser moi-même avant que les autres le fassent. Je faisais donc des commentaires sur mon corps avant même que les autres en fassent. Je voulais qu’ils sachent que moi non plus, je ne l’aimais pas mon corps. À un si jeune âge, c’est tellement malsain. »

Qu’as-tu fait pour affronter les commentaires négatifs?
« Pour moi, les commentaires négatifs qui faisaient le plus mal étaient ceux des autres filles, parce qu’elles savaient ce que je subissais et qu’elles n’aimaient quand même pas ce que je faisais. Il fallait que je me rappelle qu’elles avaient peut-être eu une mauvaise journée et que c’est peut-être pour ça qu’elles n’étaient pas tellement gentilles avec moi. »

Trouves-tu que les filles sont souvent montées les unes contre les autres?
« Oui, je trouve qu’on nous monte les unes contre les autres, surtout sur les médias sociaux. »

Pourquoi penses-tu que les filles devraient se rassembler?
« Il y a déjà plusieurs perceptions négatives qu’on doit combattre, comme le fait que les filles sont moins fortes que les gars, alors si on subit toutes la même chose, pourquoi ne pas se rassembler et essayer de combattre tout ça ensemble? »

Qu’est-ce que les filles pourraient faire pour s’entraider davantage?
« Commencer par sourire… c’est si facile et tellement sous-estimé. Parfois, on peut sentir la compétition et la tension sans même parler. En souriant, on envoie un message positif sans avoir à faire trop d’efforts! Complimenter les autres ne fait de mal à personne. »

Aurais-tu un conseil à donner aux filles qui lisent ceci présentement?
« Essayez de ne pas donner trop d’importance à ce qui se passe présentement. On évolue et les choses changent constamment. Certaines choses s’améliorent, d’autres se détériorent, mais tout change constamment. Ça peut prendre des semaines, des mois, des heures ou des minutes, mais les choses finissent par s’améliorer. Avec le temps, vous trouverez des façons d’affronter et de surmonter vos problèmes. »

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